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  • mar. 22 mar
    18:30

NO LAND’S SONG

{vo}
Ayat Najafi
Iran/Fr/All, 2016, 1h31, documentaire

En Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n'ont pas le droit de chanter en public en tant que solistes. Une jeune compositrice, Sara Najafi, avec l'aide de trois chanteuses françaises (Elise Caron, Jeanne Cherhal and Emel Mathlouthi), va braver censure et tabous pour tenter d'organiser un concert officiel de chanteuses solo.

 

Une leçon de courage, un hymne à la vie et à la rencontre au-delà des frontières et des répertoires !

 

Découvert lors de la soirée d’ouverture du Panorama des Cinémas du Maghreb à l’Ecran de Saint-Denis en 2015, No land’s song a fait vibrer l’assemblée. Ce film accompagne et retrace le projet initié et largement porté par la compositrice iranienne Sara Najafi (par ailleurs sœur du réalisateur) : organiser un concert de solistes iraniennes, françaises et tunisienne dans un pays qui ne tolère pas qu’une femme chante devant un public mixte sans que sa voix ne soit couverte par celle d’un homme. Des nouvelles de l’Iran nous parviennent régulièrement via le cinéma et l’on est toujours ahuri devant l’absurdité et la rudesse de la vie pour le peuple, les femmes singulièrement. Cela dit, on sait d’emblée ici que l’aventure n’a pas été totalement infructueuse. On découvre précisément l’envers du projet, les refus, obstacles et autres intimidations qui ont précédé (et qui au-delà de ce projet demeurent) et l’audace et les prises de risque de Sara qui calmement écoute les réponses iniques, contourne, persiste. Mais aussi, et c’est là où le film est plus radieux, l’énergie, l’engouement, la rencontre et le partage d’artistes mus par le désir de mettre leur art en commun au-delà des frontières et des répertoires. Tout « simplement », elles entendent pouvoir s’exprimer et faire résonner le plus beau et le plus universel des instruments : la voix. La figure tutélaire de Qamar plane sur le projet, elle qui la première a chanté en public devant des hommes dans les années 1920, sans porter le voile. Faire vibrer la voix des femmes dans des chants au pouvoir éminemment subversif mais également faire savoir que Téhéran fut autrefois une ville dans laquelle le spectacle et le divertissement ont existé est une des autres dimensions de No land’s song. Arpenter les lieux décatis et désertés transformés en vulgaires entrepôts, c’est dire ce qui fut et implicitement suggérer ce qui pourrait à nouveau être. Résister et entrevoir, faire germer un possible. Dans la simplicité et la sincérité du propos pointe un brin d’utopie. Une leçon de courage dont on ressort ému, plein d’énergie et d’airs empreints de liberté."

Le film sera programmé ensuite en sortie nationale le 16 mars

rencontre
avant
première
cinéma
Samedi 27 Février 20:30
Avant-première