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Séances

LE DERNIER DES CEFRANS

Pierre-Emmanuel Urcun
Prix Jean Vigo du court métrage
France, 2015, 30 mn, court métrage

Avec Ridwane Bellawell Nasser Bessalah Medhi Bouguettouche Rémy Ferreira Moussa Sylla 

Rémi galère et veut que ça s’arrête. C’est décidé, il va s’engager dans l’armée. Le hic, c’est qu’il n’ose pas en parler à ses quatre meilleurs potes : Boom, Nasser, Redouane et Moussa… En plus, il paraît qu’il est, à présent, le dernier céfran (français) de la cité…

 

Une comédie made in Saint-Ouen, prix Jean Vigo du court métrage, à découvrir en présence de l’équipe.

 

Prix Canal+, Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand ;  Prix Cinéma Grand Action au Festival Les Nuit Méditerranéennes à Corte,  Prix du Jury au Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan


« Derrière ce titre un chouilla provocateur (enfin c'est surtout parce que ça claque, et qu'apparemment la question de l'identité est dans l'ère du temps... enfin, bon bref), derrière ce titre se cache donc surtout l'envie d'une comédie sociale qui dresse le portrait d’une jeunesse qui cherche sa place, non du point de vue médiatique et son cortège de discours et raccourcis sur la question de l’identité française, mais d’un point de vue autochtone au sens de l’histoire commune de ces cinq amis d’enfance...
Le film se déroule le temps d’une journée, celle du vendredi, jour de la prière, rendez-vous incontournable pour Rémi et ses amis. Déjà plus des gosses mais pas vraiment adultes, ils expérimentent ce moment flou de la vie où l’on doit faire des choix. Rémi doit bien gagner sa vie d’une manière ou d’une autre, Ré­douane accepter son cancer de l’anus, Boom passer enfin son permis, Nasser prendre de la distance par rapport à son job et Moussa comprendre qu'il ne peut draguer à tout va impunément... 

En France, une tradition de comédies sur les « quartiers » s’est installée. Une comédie populaire où les traits des personnages sont souvent tirés pour tendre vers la caricature voire le cliché, non sans talent et réussite, mais qui éclipse souvent des approches plus ténues et risquées. Ma volonté est de troubler la perception que l’on peut avoir de l’humour en y injectant du réalisme. Pour ce faire, en collaboration avec les comédiens de l’école Miroir, nous avons travaillé sur des personnages proches de leurs identités propres, pour mieux les "tordre" légèrement. Avec un jeu sur le langage, des situations décalées et un humour qui vire à l’absurde, le film désamorce le drame et les thématiques abordées sans jamais les esquiver. » Pierre-Emmanuel Urcun

 

 

Entrée libre

rencontre
avant
première
cinéma
Mardi 16 Juin 21:15
Avant-Première et Rencontre