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Séances
CYCLE BILLY WILDER

FEDORA

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Billy WILDER
RFA/France - 1978 - couleur - 1h54

Avec William Holden, Marthe Keller, José Ferrer

Barry Detweiler, producteur américain indépendant, traque désespérément Fedora, star hollywoodienne qui s’est retirée des écrans, pour lui proposer d’interpréter Anna Karénine. Il se rend à Corfou où elle réside, recluse – ou peut-être même prisonnière tant son entourage s’ingénie à lui interdire tout contact avec le monde.

"Star de légende retirée des écrans, incarnation de l’âge d’or hollywoodien, interprète des plus grands rôles féminins (Madame Bovary, Lola Montes, Jeanne d’Arc, les reines du péplum), « Fedora peut être Garbo, ou Marlène Dietrich ou Pola Negri. Pas une Américaine, en tout cas, mais une star née en Europe » (Wilder). On la sait âgée de plus de soixante ans mais – telle Dorian Gray – elle semble parée d’une jeunesse éternelle : si le Dr Vando, chirurgien esthétique inquiétant, est l’artisan présumé de ce miracle, vit le troublant fantasme d’une beauté conservée dans les kilomètres de pellicule où fut déposée, par enregistrement, l’aura de Fedora. Presque trente après Boulevard du Crépuscule, Wilder semble ajouter un post-scriptum au cruel tableau de mœurs hollywoodien, prolongement signé par la présence de William Holden, interprète du film de 1950. Norma Desmond, star du muet recluse dans sa villa de Los Angeles et l’amertume, y moquait la platitude réaliste du cinéma parlant et la vulgarité de ses interprètes (« Je suis grande, ce sont les films qui sont devenus petits », assénait-elle).
Le réalisateur projette ici sa propre rancœur, lorsqu’il fait dire à l’un de ses personnages : « les jeunes barbus ont la cote. Ils se passent de scénarios et préfèrent les caméras légères » – visant ainsi directement les réalisateurs du nouvel Hollywood qu’il estimait responsables de sa mise à l’écart. C’est en effet en Allemagne que fut tourné ce mélodrame, distillant aujourd’hui un charme fou par son maintien d’une facture classique, sans doute jugée anachronique à sa sortie." Fabienne Duszynski

Dans le cadre du cycle Billy Wilder

A voir également

- du 16 au 22 octobre : Un, deux, trois (1961)

- du 23 au 29 octobre : Certains l'aiment chaud (1959)

- du 30 octobre au 5 novembre : Boulevard du crépuscule (1950)

- du 6 au 12 novembre : La scandaleuse de Berlin (1948)

 

ciné-club
Vendredi 11 Octobre 20:30
Projection présentée par fabienne Duszynski