« L’air porte en permanence l’empreinte de nos corps. »
Quand nous nous déplaçons, notre empreinte d’air nous suit ; elle est donc toujours invisible. Si nous inventions une danse qui la laisse apparaître, la dévoile, quelle qualité de mouvement permettrait au corps de s’en décaler ? Que verrions-nous alors ?
La matière sera l’outil qui permettra de donner une perception de cette empreinte, il faut entendre la matière au sens large ; elle pourra être : fil transparent, tissu élastique, tapis compact, courant d’air ou faisceau lumineux. La matière est ici objet « plastique » qui permet de sculpter, de danser. Appuyé ou soutenu, le corps du danseur viendra y créer ses formes, ses histoires. Ses gestes y deviendront profondeur. Le spectateur témoin des transformations de ces matières polymorphes sera acteur de sa vision, de son voyage, de ses sensations. |