En 1626, un savant anglais, Francis Bacon, écrivit une utopie intitulée La Nouvelle Atlantide. Il y décrivait notamment des laboratoires où l’on isolait les microbes, faisait croître des espèces végétales et… manipulait le son, l’amplifiait, le transformait en écho, le stockait et l’envoyait dans des tuyaux. Bref, Bacon anticipait le studio d’enregistrement des Beatles ; un endroit où les artistes sculptent le son et jouent avec des fantômes, par exemple un orchestre symphonique ou une voix venue d’outre-tombe. Mais d’où viennent ces spectres ? Et de quelle façon capture-t-on leur voix ?
Quatre interprètes manipulent toutes les merveilleuses machines qui permettent d’enregistrer et d’écouter de la musique et font de la scène un petit laboratoire sonore et ludique. Leurs outils ? Guitares, voix, orgues à deux sous, circuits intégrés, scie musicale, micros pendulaires, accordéons, magnétophones, platines disques et dictaphones : de joyeux spectres sonores… |