Comme pour les précédentes éditions du ciné-club “Au long cours”, nous avons cherché à vous proposer une programmation variée, puisant dans l’actualité des reprises ou répondant à la seule subjectivité parfaitement assumée : un western, deux documentaires, un film fantastique anglais, deux mélodrames, une comédie, un film de la nouvelle vague nippone, et un succès public français des années 70. Neuf films, à raison d’un jeudi par mois (séance à 20h00).
Soit dans le détail :
25 octobre :
Contes cruels de la jeunesse, Nagisa OSHIMA, Japon, 1960
22 novembre :
Genèse d’un repas, Luc MOULLET, France, 1979
13 décembre :
Nous ne vieillirons pas ensemble, Maurice PIALAT, France, 1972
31 janvier :
Le Sergent noir, John FORD, Etats-Unis, 1960
14 février :
Elle et lui, Leo McCAREY, Etats-Unis, 1957
20 mars :
courts métrages documentaires, Artavazd PELECHIAN, URSS, 1969, 1972, 1982
17 avril :
La Fièvre dans le sang, Elia KAZAN, Etats-Unis, 1961
15 mai :
L’éventail de Lady Windermere, Ernst LUBITSCH, Etats-Unis, 1925
12 juin :
Les innocents, Jack CLAYTON, Grande-Bretagne, 1962
Avec le recul, il nous semble que le couple, le “Elle et lui” programmatique du film de McCarey, sera le centre de la programmation cette année : couple fantôme des Innocents ; couple irrémédiablement défait chez Pialat ; trio lubitschien – ce qui permet la démultiplication des couples ; couples d’adolescents en révolte de Contes cruels de la jeunesse ou de La Fièvre dans le sang – si lointains mais pourtant contemporains (1960 et 1961). D’autres correspondances souterraines se font lentement jour entre ces films : par exemple, c’est à rebours qu’on note la présence de l’actrice Deborah Kerr au générique de deux films, par ailleurs très dissemblables (le mélodrame Elle et lui et le film fantastique Les Innocents) ; c’est avec une certaine surprise qu’on découvre, au détour d’une des dernières interviews de Pialat, le désir avoué par celui-ci d’une adaptation du Tour d’écrou d’Henry James (que propose Les Innocents). Compléteront la programmation deux documentaires atypiques (de Luc Moullet, d’Artavazd Pelechian). Et, pour que notre bonheur soit complet, un western de John Ford, souvent négligé dans sa filmographie.
Bonnes projections!
Stéphanie Debaye, Fabienne Duszynski et Denis Vemclefs
.