Joël Pommerat explique son travail de récriture comme le fruit de l’amour pour ce conte du Petit Chaperon Rouge. Et on le sent ! Ce conte de la tradition orale dont l’histoire remonte à la nuit des temps a connu de nombreuses versions. Joël Pommerat nous livre la sienne et tisse une histoire contemporaine entre trois générations de femmes, unies par les liens du sang : une petite fille bien seule entre une mère trop pressée et une grand-mère fatiguée. Ce trio nous parle à la fois de l’absence du père, de la transmission entre les générations, de l’apprentissage de la vie, de la vieillesse et du temps qui passe. Le narrateur, pince-sans-rire, tiré à quatre épingles, sait captiver son auditoire. Les dialogues sont de petits bijoux sertis d’humour et de petites frayeurs. Le spectacle joue subtilement avec l’ombre et la lumière, le temps et l’espace, la richesse des sons et l’interprétation au millimètre des acteurs.
L’auteur signe un spectacle superbe qui, par le biais du conte, introduit les enfants à l’art d’un théâtre de haute tenue.
On retournerait bien dans les bois, pourvu que le loup soit l’œuvre de Pommerat !
« Affronter la peur, en tant qu’enfant se confronter à elle, dans le sens d’un apprentissage ou d’un jeu, c’est travailler à ne plus en être esclave pour finalement oser aller vers l’inconnu, vers le possible danger inhérent à toute action humaine »
joël Pommerat

Un spectacle de
Joël Pommerat
D’après le conte populaire
Avec
Isabelle Rivoal, Murielle Martinelli, Rodolphe Martin
Régie lumière
Cyril Cottet
Régie son
Valérie Bajcsa
Durée
45 min
Production : Compagnie Louis BrouillardCoproductions : Centre Dramatique Régional de Tours, Théâtre Brétigny - scène conventionnée du Val d'Orge. Avec le soutien de la Région Haute NormandieLa Compagnie Louis Brouillard est conventionnée et reçoit le soutien du Ministère de la Culture/ DRAC Ile-de-France et de la Région Ile-de-France.
Joël Pommerat est artiste associé à L’Odéon-Théâtre de L’Europe pour trois saisons (2010-2013) et au Théâtre National de Bruxelles
Crédit photo : Elisabeth Carecchio
